Arbitrage Caen / Dijon : Gaël Angoula admet ses erreurs et souhaiterait s’expliquer

Caen Dijon Gael Angoula regrette et voudrait parler mais ne peux pas

Deux jours après le scandale de l’arbitrage Caen / Dijon, M. Gaël Angoula a reconnu s’être trompé. Il aimerait s’exprimer, mais les hautes instances de l’arbitrage le lui interdisent…

L’arbitre Gaël Angoula, profondément touché, avoue s’être trompé lors de Caen / Dijon

Fautes avouées à moitié pardonnées ? Difficile d’imaginer les supporters caennais accorder leur pardon à l’arbitre M. Angoula. Ses erreurs invraisemblables ont coûté trois points au Stade Malherbe, qui aurait du remporter cette rencontre. Pourtant, l’arbitre de Caen / Dijon a fait un premier pas vers l’honnêteté. D’abord auprès de Stéphane Moulin, accusé à tort de racisme, juste après la rencontre. L’ancien joueur d’Angers devenu arbitre s’est excusé auprès de son ancien entraineur après avoir revu les images. Le lendemain, Gaël Angoula a reconnu une deuxième fois s’être trompé, rapporte Jérôme Rothen sur RMC, qui lui a parlé en privé. L’arbitre reconnait avoir fait une erreur en sifflant trop tôt sur l’action d’Ali Abdi et le but refusé de Steve Shamal. Il en va de même pour le carton rouge. Quant au ballon qui a franchi la ligne sur l’autre décision litigieuse de la soirée, il n’y a aucune contestation possible.

L’arbitre M. Angoula souhaiterait prendre la parole mais ses supérieurs lui interdisent de parler

L’arbitre Gaël Angoula, profondément touché par le déferlement d’insultes qu’il subit, aurait souhaité s’exprimer à l’issue du match sur ses erreurs. Jérôme Rothen sur RMC déclare ainsi : « Les arbitres ne peuvent pas communiquer et c’est bien là le problème, car il voulait communiquer ». En effet, la Direction technique de l’arbitrage (DTA), secteur dépendant de la la Fédération française de football (FFF), interdit dans son règlement aux arbitres de s’adresser aux médias pour évoquer leur match. Le directeur national des arbitres Pascal Garibian explique que cette règle est faite pour « éviter d’alimenter les polémiques ». En janvier 2018 déjà, Tony Chapron voulait s’expliquer dès la fin du match sur son tristement célèbre coup de pied au nantais Diego Carlos, mais la FFF le lui a interdit. Livré à lui-même, l’ancien arbitre avait ensuite vécu une descente aux enfers…

Le débat sur la prise de parole médiatique des arbitres est-il relancé ? Si la Ligue 2 bénéficiait de la VAR et de la Goal-Line Technology, nul doute qu’il n’y aurait pas besoin de se poser la question.

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